Le magazine du social dans l'Ain
Sous le soleil des 23-24 mai, les pierres dressées autour du pré de l’ancienne ferme ont écouté les histoires d’artistes chevronnés, la première scène d’une apprentie guitariste du conservatoire, les haïkus en plusieurs langues des usagers du centre social d’Arbent. Elles ont vu sculptures et peintures d’amateurs ou professionnels, les bonsaïs de l’association voisine, lu quelques livres, regardé une souffleuse de verre, elles se sont écartées pour laisser passer le triporteur de l’association À vélo sans âge et ses voyageurs aux tempes blanches… Au festival de l’Écho des pierres organisé par l’association Ecaia*, nous sommes tous artisans de culture. Un espace d’expression est donné pour partager, croiser des horizons, offrir un accès simple à tous à la culture de tous. Prochain rendez-vous en septembre avec Guidons en scène, balade culturelle à vélo.
*ECAIA,
Espace coopératif artistique inter’actif est une association implantée à Bellignat, reconnue d’intérêt général. Créée en 2018, elle organise des événements culturels pour promouvoir l’art sous toutes ses formes, les artistes et ouvrir des espaces d’expression aux talents locaux. En droite ligne de l’éducation populaire, elle favorise le lien, la mixité culturelle, sociale et générationnelle, la créativité et s’engage à dynamiser le territoire, en partenariat avec les acteurs des environs.





Une cicatrice, un oeil de travers, un sein en moins, ou encore une jambe, une brûlure, une malformation, une tâche de naissance…, David Besse, photographe et Anne Pagnotte-Biel, rédactrice, ont choisi de célébrer la différence, parce qu’au fond nous sommes tous égaux, parce que malgré les dissonances physiques, on peut écrire une belle partition. Caroline de Guisa, rugbywomen aindinoise au genou balafré d’opérations lourdes, a choisi de témoigner de son parcours, parsemé de rééducation et de courage, en participant au projet qui débouchera sur une exposition. Les portraits allieront les images des corps, ou de parties de corps, captées par le photographe, aux histoires de vie auxquelles la rédactrice aura prêté sa plume. Un projet sans urgence, délicat, qui donne le temps à chacun ou chacune de dévoiler à son rythme, ce qu’il souhaite.
Vous souhaitez participer (même anonymement), manifestez-vous sur Instagram auprès de @davidbessephotographe ou @annepb71 ou par mail : contact@laplumecommunication.fr
> En savoir plus : « Nos plus belles différences » : l’objectif de David Besse, la plume d’Anne Pagnotte-Biel… et vous – Mâcon | Magville


Depuis bientôt 3 mois, AlloCestMoi permet de déposer en ligne, anonymement, gratuitement, son témoignage sur des violences physiques, psychiques, des violences familiales, institutionnelles, médicales, liées à des actes de délinquance… Sylvain Briant, nomade originaire de Haute-Savoie, a créé la plateforme dont il aurait eu besoin dans son processus de reconstruction suite aux violences subies dans son enfance et adolescence.
“La plateforme n’est pas un accompagnement, elle est une première étape. Elle permet de briser le silence, d’exprimer une première fois, sans être interrompu ni jugé, son histoire. Par la suite, quand on racontera à un proche, à un professionnel, ce ne sera pas pareil. Le discours sera rôdé, il n’y aura plus le stress de la première fois”, explique Sylvain.
Sur la plateforme, on trouve aussi un répertoire de professionnels, de groupes de parole, ainsi que des rappels juridiques.
Parallèlement, Sylvain est en train de créer une plateforme à destination d’organismes ou d’entreprises.
Accéder à la plateforme : https://www.allocestmoi.fr/

Se renseigner ou s’inscrire : accueil@csbellignat.fr ou 04 74 73 41 07.
> centre social et culturel Jacques Prévert : https://www.csbellignat.fr/
> politique de la ville : Politique de la ville – Ville d’Oyonnax



Musicothérapie : les rythmes du bien-être
Comme dit le dicton, la musique adoucit les mœurs. Mais pas seulement ! Utilisée avec tact de manière professionnelle, c’est un outil de soin étonnant. La musicothérapie agit sur l’expression et la gestion des émotions, permettant de dénouer des difficultés de relation. Elle peut aussi redonner tout simplement de la joie de vivre quand celle-ci a été mise à mal. À Saint-Maurice-de-Gourdans, Sophie Bailly l’expérimente avec succès auprès de différents publics.
Un reportage de Mathilde Palfroy









La réforme des SAD (Services autonomie à domicile) mixtes, initiée en 2023, a fait perdre aux anciens SAAD (Services d’aide et d’accompagnement à domicile) un « A » dans leur rapprochement avec les SSIAD (Services de soins infirmiers à domicile). Mais qu’ont-ils gagné dans cette transformation résolument ancrée dans le virage domiciliaire qui vise à permettre au plus grand nombre de vivre chez soi de la manière la plus autonome possible ? Et surtout, du côté des opérateurs, comment entreprendre le mariage du soin et de l’accompagnement à domicile ?
Nouvelle table ronde RCF Interaction sur le thème de la réforme des SAD (Services autonomie à domicile) mixtes avec :
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