La justice restaurative mérite mieux

La justice restaurative mérite mieux

15 décembre 2021 0 Par Agnès Bureau

Photo ci-dessus : le palais de Justice de Bourg-en-Bresse.

La justice restaurative est un dispositif encore trop peu connu. Il faut reconnaître qu’il est récent, puisqu’inscrit dans la loi d’août 2014, applicable depuis 2017. Le principe est simple : la rencontre entre une victime et un auteur d’infraction pénale (pas forcément liés par cette infraction).

Le consentement des deux parties est un préalable, la confidentialité est obligatoire et les rencontres sont animées par des professionnels formés. « La justice restaurative offre un espace de dialogue sécurisé et respectueux de ceux qui y participent, pour parler des faits et des répercussions que l’infraction a sur la vie de chacun », explique Victoria Tonev Stratula, référente de ce dispositif au titre de l’Avema. Elle doit permettre aux victimes de trouver une forme de réparation et de considération, et aux auteurs d’infraction de progresser dans la responsabilisation et la capacité à évoluer et se resocialiser.

Convention départementale

Dans l’Ain, une quinzaine de mesures seulement ont été menées en 2021, bien qu’elles puissent être proposées pour tout type d’infraction et à tous les stades d’une procédure pénale (y compris pour des personnes détenues). Afin de la développer dans l’Ain, une convention a été signée le 24 novembre entre le tribunal, l’Avema, le service pénitentiaire d’insertion et de probation et la protection judiciaire de la jeunesse.


Enquête nationale

Une enquête nationale sur la justice restaurative a été publiée en mars 2021, réalisée par l’Institut français pour la justice restaurative. Elle souligne notamment combien le fait de pouvoir s’exprimer librement, sans tabou et sans jugement, compte pour les personnes auteures et victimes.

À lire donc,
notamment sur l’analyse des atouts et limites de ce dispositif,
et pour la partie sur les témoignages de participants et de professionnels.

>> www.justicerestaurative.org <<


Article d’Agnès Bureau

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